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Constipation du bébé : causes, symptômes et traitement
Comment reconnaître la constipation chez le bébé, quelles en sont les causes et quelles méthodes de traitement sûres existent pour les bébés de différents âges.
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Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel. Consultez toujours votre pédiatre au sujet de votre enfant.
Sources : OMS, CDC, AAP et NHS. Les recommandations varient selon les pays — pour la France, voir la Société Française de Pédiatrie et ameli.fr.
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Ce qu'est réellement la constipation du nourrisson
Votre bébé n'a pas eu de selles depuis trois jours. Avant de sortir le jus de pruneau, regardez la consistance : chez le nourrisson, la fréquence seule n'est presque jamais le problème. Cliniquement, on parle de constipation quand au moins deux éléments sont réunis : selles dures, sèches ou en billes ; douleur ou difficulté visible à évacuer ; plus de dix minutes de poussée sans résultat ; ou du sang à la surface d'une selle moulée. Passer plusieurs jours sans selle, en revanche, est normal chez beaucoup de bébés, selon leur âge et leur mode d'alimentation.
Les critères Rome IV, référence internationale en gastro-entérologie pédiatrique, définissent la constipation fonctionnelle avant quatre ans par au moins un mois avec deux éléments ou plus parmi : deux selles par semaine ou moins, antécédent de selles dures ou douloureuses, selles de très gros calibre qui bouchent les toilettes (chez l'enfant plus grand), ou posture de rétention. Chez un bébé exclusivement allaité, une selle par semaine reste normale si elle est molle et que l'enfant grandit bien.
La bonne question n'est donc pas « à quelle fréquence » mais « à quel point c'est dur » — et si votre bébé semble en souffrir. Gardez cette distinction en tête pour la suite.
Ce qui est normal selon l'âge et le mode d'alimentation
Nouveau-nés (0–6 semaines) : la première selle est le méconium — épais, sombre, vert-noir et poisseux, formé de liquide amniotique, de mucus et de cellules intestinales avalés in utero. Il doit être émis dans les 24 à 48 heures suivant la naissance. Si ce n'est pas le cas, prévenez l'équipe soignante immédiatement : un retard d'émission du méconium peut signaler une maladie de Hirschsprung ou une autre anomalie congénitale.
Une fois l'allaitement ou le biberon installé, les selles changent vite. Avec l'allaitement, elles deviennent molles, grumeleuses, jaune moutarde — souvent comparées à de la moutarde de Dijon — parfois après chaque tétée : six à douze fois par jour n'a rien d'inhabituel dans les premières semaines. Au lait infantile, les selles sont plus fermes et plus claires dès le départ, en général une à trois fois par jour, car le lait infantile est plus difficile à digérer que le lait maternel.
1–6 mois, allaitement exclusif : le grand changement arrive le plus souvent vers 4 à 6 semaines. Beaucoup de bébés allaités espacent nettement leurs selles — une fois par jour, tous les quelques jours, parfois une fois par semaine ou moins. L'intestin a mûri et le lait maternel est si bien absorbé qu'il reste peu de résidu à évacuer. Tant que les selles restent molles et que le bébé va bien, c'est normal et rien n'est à faire. C'est l'un des motifs les plus fréquents d'appels inutiles au pédiatre : la vraie constipation avant six mois chez un bébé exclusivement allaité est en réalité rare.
1–6 mois, lait infantile : le rythme reste plus régulier — en général une à deux fois par jour — mais les selles sont plus fermes d'emblée. Un bébé qui pousse visiblement avant une selle molle n'est pas constipé : il s'agit d'une dyschésie du nourrisson, un problème de coordination et non de constipation (voir plus bas). La vraie constipation, avec des selles dures en billes, est plus fréquente chez les bébés au lait infantile et répond en général bien aux ajustements alimentaires.
6–12 mois, après l'introduction des solides : le début de la diversification alimentaire modifie fiablement le transit. Les selles deviennent plus fermes, plus foncées et plus odorantes. La fréquence tombe souvent à une fois par jour ou un jour sur deux. Cette période de transition — surtout les premières semaines de diversification — est la fenêtre à plus haut risque de constipation fonctionnelle chez le nourrisson, le microbiote intestinal s'adaptant et la motilité digestive se réorganisant.
Après 12 mois : la plupart des jeunes enfants se stabilisent autour d'une selle par jour, même si une selle tous les deux jours reste dans la norme. La selle doit rester molle et moulée. Des selles dures en billes, passé la période néonatale, méritent qu'on y prête attention à tout âge.
Pourquoi la constipation survient : les causes courantes selon l'âge
La constipation du nourrisson et du jeune enfant est presque toujours fonctionnelle : il n'y a pas d'anomalie structurelle, seulement un ralentissement passager du transit. Les déclencheurs les plus courants sont :
- Composition du lait infantile : le rapport caséine/protéines de lactosérum du lait de vache classique est plus difficile à digérer que les protéines du lait maternel. Certains bébés tolèrent mieux un lait partiellement hydrolysé.
- Passage du lait maternel au lait infantile : tout changement de source de lait bouscule temporairement le microbiote et peut modifier les selles dans un sens comme dans l'autre.
- Introduction des aliments solides : le principal déclencheur. Les céréales de riz, longtemps premier aliment proposé, sont très pauvres en fibres. Banane, carottes cuites, pomme de terre et compote de pomme sont aussi plutôt constipantes en grande quantité.
- Apport en liquides insuffisant : la déshydratation concentre les selles. Un bébé allaité n'a presque jamais besoin de liquides supplémentaires avant six mois.
- Apport en fibres faible : les premiers menus de diversification sont souvent riches en céréales raffinées et pauvres en fruits et légumes.
- Maladie ou fièvre : toute maladie qui réduit les apports ou augmente les pertes en liquide peut ralentir le transit.
- Voyages et changements de routine : un changement de rythme de sommeil ou de fuseau horaire perturbe souvent le transit, même chez les tout-petits.
- Comportement de rétention : après une selle douloureuse, certains jeunes enfants retiennent leurs selles pour éviter la douleur, ce qui aggrave rapidement la constipation. Intervenir tôt évite que ce cercle vicieux ne s'installe.
Signes d'alerte : quand appeler sans attendre
La plupart des situations se règlent par de simples ajustements alimentaires et ne nécessitent aucune prise en charge médicale. Certains signes imposent toutefois un avis rapide, car ils peuvent traduire un problème plus sérieux :
- Nouveau-né : pas de méconium dans les 48 heures suivant la naissance — évaluation pédiatrique immédiate pour écarter une maladie de Hirschsprung ou une occlusion intestinale.
- Du sang dans les selles ou dessus — un peu de sang rouge vif à la surface d'une selle dure évoque le plus souvent une fissure anale (une petite déchirure due au passage d'une selle dure) : fréquent et sans gravité. En revanche, du sang mêlé aux selles, ou tout saignement chez un bébé de moins de quatre mois, doit être vu rapidement.
- Ventre dur et visiblement ballonné ou tendu — associé à la constipation et à des vomissements, cela peut signaler une occlusion intestinale et impose une consultation le jour même.
- Vomissements associés à l'absence de selles — surtout si le vomissement est vert (bilieux), c'est un signal d'alarme.
- Constipation présente dès la naissance ou dès le premier mois — une constipation persistante et très précoce peut orienter vers une maladie de Hirschsprung (absence congénitale de cellules nerveuses dans une portion du côlon), une hypothyroïdie ou une cause anatomique.
- Absence de prise de poids ou difficultés alimentaires associées à la constipation — peut signaler une cause plus générale.
- Fièvre associée à la constipation — la fièvre n'est pas un signe attendu d'une simple constipation alimentaire ; associée à l'absence de selles, elle justifie toujours un avis médical.
- Aucune amélioration après une semaine d'ajustements alimentaires chez un bébé de plus de quatre mois justifie un appel au pédiatre, même en l'absence de signe d'alerte.
À propos du sang et des fissures : les fissures anales sont réellement fréquentes chez les bébés constipés, car une selle dure étire et déchire le tissu fragile de l'anus. Un fin filet de sang rouge vif sur l'extérieur d'une selle dure et moulée est le plus souvent une fissure. Elle cicatrise seule une fois les selles ramollies, mais mentionnez-le tout de même lors de la prochaine visite.
Solutions fondées sur les preuves : ce qui fonctionne vraiment
Les données sur le traitement de la constipation du nourrisson sont en réalité assez solides. Voici ce que recommandent les recommandations pédiatriques, de la mesure la moins invasive à la plus invasive.
1. Les fibres alimentaires : les « fruits en P » et les légumes riches en fibres
La mesure de première intention la plus efficace consiste à augmenter les fibres via les aliments que les pédiatres surnomment les « fruits en P » : pruneaux, poires, pêches, prunes, petits pois et papaye. Ces aliments contiennent des fibres solubles et insolubles, et pour les pruneaux et les poires, du sorbitol — un sucre-alcool naturel qui attire l'eau dans le côlon et ramollit les selles par effet osmotique. La purée de pruneaux est la plus efficace du groupe : commencez par 1 à 2 cuillères à café et augmentez progressivement si elle est bien tolérée. Autres bons choix : brocoli, épinards, haricots verts, patate douce avec la peau, flocons d'avoine, orge et lentilles.
2. Une hydratation suffisante
Pour un bébé de moins de six mois exclusivement nourri au lait maternel ou infantile, aucun liquide supplémentaire n'est nécessaire ni recommandé : le lait couvre à lui seul tous les besoins d'hydratation. Pour un bébé de six mois ou plus qui mange des solides, offrir de petites gorgées d'eau aux repas aide à ramollir les selles. Ne donnez jamais de grandes quantités d'eau à un jeune nourrisson, car cela peut diluer dangereusement les électrolytes.
3. Jus de pruneau et jus de poire (à partir de 6 mois seulement)
À partir de six mois, du jus 100 % pruneau, poire ou pomme, dilué, peut être utilisé de façon ciblée contre la constipation — les quantités précises et tous les détails figurent dans la section dédiée plus bas. Avant six mois, aucun jus n'est recommandé, même en cas de constipation.
4. Les techniques physiques : massage et jambes en vélo
Le massage abdominal et les exercices passifs des jambes peuvent stimuler le transit et soulager un bébé gêné par des gaz. Pour le massage abdominal, utilisez deux ou trois doigts pour tracer de lents cercles dans le sens des aiguilles d'une montre sur le ventre — ce qui suit le trajet naturel du côlon. Pour les « jambes en vélo », allongez votre bébé sur le dos et bougez doucement ses jambes en mouvement alterné de pédalage pendant une à deux minutes. Le temps sur le ventre exerce lui aussi une légère pression sur l'abdomen. Ces gestes sont sûrs à répéter plusieurs fois par jour.
5. Ajustement du lait infantile
Si un bébé au lait infantile souffre de constipation persistante, le pédiatre peut proposer d'essayer un lait partiellement hydrolysé ou un lait dit « de confort », mieux toléré par certains bébés. Ne changez jamais de lait sans en parler d'abord : le lait au soja n'est explicitement pas recommandé à cette fin par les recommandations pédiatriques américaines et peut poser d'autres questions nutritionnelles.
6. Laxatifs sur prescription médicale
Quand les ajustements alimentaires ne suffisent pas, le pédiatre prescrit parfois un laxatif osmotique adapté aux nourrissons, qui retient l'eau dans le côlon sans être vraiment absorbé par l'organisme. Le choix précis et surtout le dosage chez un nourrisson diffèrent fortement de ceux d'un adulte et relèvent exclusivement de votre pédiatre. Ne donnez jamais de laxatif en vente libre à votre bébé de votre propre initiative.
7. Suppositoire — en dernier recours, uniquement sur avis médical
Un suppositoire adapté aux nourrissons peut soulager rapidement quand les autres mesures ont échoué, mais uniquement sur les conseils du pédiatre et avec le dosage qu'il indique, jamais de sa propre initiative. Une utilisation régulière peut habituer le rectum à la stimulation externe. Un lavement pour adulte ne doit jamais être utilisé chez un bébé. La stimulation rectale, par exemple avec un thermomètre, reste pratiquée dans certaines familles ; elle devrait rester exceptionnelle, discutée au préalable avec le pédiatre, et ne jamais devenir une habitude, car elle peut interférer avec l'apprentissage de la coordination normale de la défécation.
Le jus de pruneau : le guide complet fondé sur les preuves
Le jus de pruneau mérite sa propre section car c'est l'un des rares remèdes maison contre la constipation du nourrisson qui repose sur de véritables données scientifiques. Les pruneaux contiennent trois composants actifs qui, ensemble, les rendent particulièrement efficaces : des fibres alimentaires (solubles et insolubles), du sorbitol — un sucre-alcool naturel — et de la dihydrophénylisatine, une substance naturelle qui stimule le péristaltisme intestinal. Le jus conserve le sorbitol et la dihydrophénylisatine, mais perd une partie des fibres lors du pressage.
Repères par âge pour le jus de pruneau :
- Avant 6 mois : aucun jus, quel qu'il soit, y compris le jus de pruneau. En cas de constipation à cet âge, consultez votre pédiatre.
- 6–12 mois : jusqu'à 4 oz (120 ml) de jus de pruneau 100 % pur par jour, dilué à moitié avec de l'eau, donné dans un gobelet (pas au biberon), uniquement en cas de besoin contre la constipation — pas comme boisson habituelle.
- 12–36 mois : jusqu'à 4 oz de jus pur par jour au total ; la purée de pruneaux est souvent préférable au jus à cet âge, car elle conserve les fibres.
La purée de pruneaux est en général préférable au jus pour un bébé qui mange des solides, car elle conserve l'intégralité des fibres. Si votre bébé refuse le goût de la purée de pruneaux nature, la mélanger avec des flocons d'avoine, de la compote de pomme ou de la purée de poire la rend en général plus acceptable. L'effet se manifeste habituellement dans les 12 à 24 heures.
Aliments à privilégier et aliments à limiter
La façon la plus durable d'éviter que la constipation ne revienne est de construire, dès le départ, une alimentation solide favorable au transit : des aliments variés et riches en fibres, des fruits et légumes avec leur peau quand c'est adapté à l'âge, et des céréales raffinées ou des aliments constipants qui ne dominent pas le menu.
Aliments qui aident à ramollir les selles :
- Pruneaux et purée de pruneaux (les plus efficaces)
- Poires — fraîches, en purée ou en jus
- Pêches et abricots
- Prunes et papaye
- Petits pois (riches en fibres solubles et en protéines)
- Flocons d'avoine et orge (bien préférables aux céréales de riz blanc)
- Brocoli, épinards et chou frisé (cuits à la vapeur et mixés pour les jeunes bébés)
- Patate douce avec la peau (pour les bébés plus grands et les jeunes enfants)
- Avocat (riche en bonnes graisses et en fibres)
- Légumineuses : lentilles, haricots noirs, pois chiches (écrasés)
Aliments plutôt constipants (à limiter en cas de constipation) :
- Riz blanc et céréales de riz
- Banane (la banane mûre est légèrement constipante, la banane pas mûre encore plus)
- Carottes cuites en grande quantité
- Pomme de terre blanche (sans la peau)
- Compote de pomme (moins de fibres que la pomme entière)
- Lait de vache en excès
- Aliments transformés et produits à base de céréales raffinées
Important : pas de miel avant 12 mois — même contre la constipation, malgré une croyance répandue dans certaines familles. Le miel peut contenir des spores de Clostridium botulinum. L'intestin encore immature d'un bébé ne peut pas neutraliser ces spores de façon fiable, ce qui peut provoquer un botulisme infantile potentiellement mortel. L'objectif n'est de toute façon jamais de supprimer totalement un aliment, mais de garder une alimentation diversifiée où aucun groupe ne domine.
La dyschésie du nourrisson : pas la même chose que la constipation
La dyschésie du nourrisson est souvent confondue avec la constipation et mérite qu'on s'y attarde. Les bébés concernés — généralement de moins de six mois — pleurent, poussent et deviennent rouges pendant plusieurs minutes avant d'émettre une selle parfaitement normale et molle. Le comportement est impressionnant, mais ce n'est pas de la constipation : la selle est molle et le bébé va bien par ailleurs et se nourrit correctement.
La dyschésie survient parce que le bébé n'a pas encore appris à relâcher son plancher pelvien en même temps qu'il augmente la pression abdominale — la coordination nécessaire pour évacuer avec succès. Il pousse contre un sphincter encore fermé. Cela se résout tout seul, en général avant six mois, à mesure que le système nerveux mûrit. Le seul traitement est de rassurer les parents et d'attendre. Stimuler le rectum avec un thermomètre ou un suppositoire n'est pas recommandé en cas de dyschésie et peut gêner l'apprentissage de la coordination normale. En cas de doute entre dyschésie et véritable constipation, votre pédiatre peut trancher en observant la consistance des selles.
Prévenir la constipation lors de l'introduction des solides
L'introduction des aliments solides vers six mois est la période où le risque de constipation nouvelle est le plus élevé. Ces six stratégies, tirées des recommandations pédiatriques actuelles en nutrition, réduisent nettement ce risque :
- Choisir des flocons d'avoine ou des céréales multigrains plutôt que des céréales de riz. Les céréales de riz blanc sont pratiquement sans fibres ; l'avoine apporte des fibres solubles et est aussi bien tolérée.
- Commencer avec des légumes en plus des fruits. Petits pois, patate douce et courge butternut diversifient le palais sans l'effet constipant du riz ou de la banane.
- Introduire de l'eau aux repas. De petites gorgées d'eau aident à compenser l'apport en fibres plus élevé des solides.
- Maintenir le volume de lait pendant la transition. Le lait maternel et infantile contiennent des graisses et protéines qui entretiennent le transit ; le réduire trop vite peut perturber les intestins.
- Ne pas se précipiter sur les quantités. Les premiers mois de diversification servent surtout à découvrir goûts et textures, pas à couvrir les besoins nutritionnels.
- Proposer un « fruit en P » à la plupart des repas une fois la diversification bien lancée. En faire un aliment régulier plutôt qu'un remède évite que la constipation ne s'installe.
Questions fréquemment posées
Qu'est-ce que la constipation chez les bébés ?
La constipation n'est pas seulement définie par des selles rares — il s'agit de selles dures, sèches et douloureuses. Les bébés allaités peuvent avoir des jours sans selle et c'est normal. Le lait infantile tend à produire des selles plus fréquentes et plus fermes.
Que cause la constipation chez les bébés ?
Causes courantes : passage du lait maternel au lait infantile, introduction d'aliments solides (surtout riz, bananes, carottes cuites), déshydratation, et parfois sensibilité aux protéines du lait de vache.
Comment traiter la constipation du bébé ?
Pour les bébés de plus de 2-4 mois : massage abdominal dans le sens des aiguilles d'une montre, mouvements de vélo avec les jambes. Pour les bébés de plus de 4 mois : quelques cuillères à café de jus de pruneaux ou de poires. Toujours demander l'avis d'un médecin avant les laxatifs.
À quelle fréquence un nouveau-né doit-il avoir des selles ?
Cela dépend beaucoup du mode d'alimentation. Un nouveau-né exclusivement allaité peut avoir une selle après chaque tétée dans les premières semaines (6 à 12 par jour), puis espacer nettement après six semaines environ, parfois jusqu'à une fois par semaine — c'est normal tant que la selle reste molle et jaune moutarde. Au lait infantile, un nouveau-né va généralement une à trois fois par jour, avec des selles plus fermes et plus jaune-brun. Tout changement durable de consistance ou de fréquence accompagné d'un inconfort mérite d'en parler au pédiatre.
Mon bébé allaité est-il constipé s'il reste 4 à 5 jours sans selle ?
Pas forcément. Après six semaines, un bébé exclusivement allaité peut rester 7 à 10 jours sans selle sans être constipé pour autant, tant que la selle finale est molle et que le bébé semble bien entre les selles. Le lait maternel est si bien absorbé qu'il reste parfois très peu de résidu à évacuer. Si le bébé pousse excessivement, a le ventre dur et gonflé, expulse des selles dures en billes ou semble souffrir, contactez votre pédiatre.
À partir de quand peut-on donner du jus de pruneau contre la constipation ?
Avant six mois, aucun jus n'est recommandé, y compris le jus de pruneau. Entre six et douze mois, jusqu'à 4 oz (120 ml) de jus de fruit 100 % pur (pruneau, poire ou pomme) sont autorisés par jour, uniquement pour traiter la constipation et non comme boisson quotidienne. Donnez-le toujours dans un gobelet plutôt qu'au biberon, dilué à moitié avec de l'eau pour réduire l'apport en sucre. Après un an, jusqu'à 4 oz par jour restent possibles ; le jus ne doit jamais remplacer le lait ou l'eau.
Quels sont les meilleurs fruits contre la constipation ?
Les pédiatres les surnomment souvent les « fruits en P » : pruneaux, poires, pêches, prunes, petits pois et papaye. Ils contiennent des fibres solubles et insolubles, et pour les pruneaux et les poires, du sorbitol, qui attire l'eau dans le côlon et ramollit les selles. Réduisez-les en purée ou écrasez-les pour un bébé qui débute la diversification vers six mois. La purée de pruneaux est la plus efficace ; commencez par 1 à 2 cuillères à café et augmentez progressivement si elle est bien tolérée.
Comment faire le massage des « jambes en vélo » contre la constipation ?
Allongez votre bébé sur le dos. Tenez ses jambes au niveau des tibias et bougez-les doucement en mouvement de pédalage, comme s'il faisait du vélo, pendant une à deux minutes, trois à quatre fois par jour. Vous pouvez aussi essayer le massage abdominal : avec deux doigts, tracez de doux cercles dans le sens des aiguilles d'une montre sur le ventre pendant environ une minute. Le temps sur le ventre exerce lui aussi une légère pression et peut favoriser l'évacuation des gaz et des selles. Ces techniques sont sûres, douces et ne demandent aucun matériel.
Les suppositoires à la glycérine sont-ils sûrs pour un bébé ?
Un suppositoire à la glycérine peut soulager rapidement quand d'autres mesures ont échoué, mais il doit être utilisé uniquement sur les conseils du pédiatre, avec la taille et la posologie qu'il recommande pour un nourrisson. Il agit en lubrifiant le rectum et en stimulant la contraction de la paroi intestinale. Une utilisation fréquente ou routinière peut habituer l'intestin à cette stimulation externe. La même prudence s'applique aux lavements : n'utilisez jamais un lavement pour adulte chez un bébé.
La constipation de mon bébé peut-elle être le signe d'une maladie ?
Dans de rares cas, une constipation persistante qui ne répond pas aux ajustements alimentaires peut signaler un problème sous-jacent, en particulier la maladie de Hirschsprung (une absence congénitale de cellules nerveuses dans une partie du côlon, qui se manifeste souvent chez le nouveau-né par un retard d'émission du méconium), une hypothyroïdie ou un problème de la moelle épinière. Si la constipation est présente dès les tout premiers jours de vie, ou si elle est sévère et ne répond pas aux mesures habituelles, votre pédiatre l'explorera. La plupart des constipations du nourrisson restent cependant fonctionnelles, c'est-à-dire sans cause structurelle identifiée.
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